La maladie artérielle périphérique (MAP) est un trouble de la circulation dû au rétrécissement ou à l'obstruction des artères, le plus souvent au niveau des jambes. Cette page décrit les caractéristiques fréquentes, les examens diagnostiques usuels et des conseils généraux de mode de vie. Pour une évaluation personnalisée, consultez un spécialiste.
Mécanismes et facteurs de risque
La MAP résulte le plus souvent d'une accumulation de plaques (athérosclérose) qui limite le flux sanguin vers les tissus. Les principaux facteurs de risque sont le tabagisme, le diabète, l'hypertension, l'hypercholestérolémie, l'âge et le manque d'activité physique. La diminution du flux sanguin peut altérer la marche et la santé des tissus cutanés.
Signes habituels et alertes d'urgence
Les signes fréquents comprennent des douleurs ou crampes dans les jambes lors de la marche (claudication) qui cèdent au repos, douleur persistante au repos, pieds froids ou pâles, amincissement de la peau et plaies qui cicatrisent mal. Les signes nécessitant une prise en charge rapide incluent une douleur brutale et intense, perte de sensation, changement de couleur soudain ou détérioration rapide d'un membre.
Parcours diagnostique et spécialités concernées
L'examen physique et la mesure de l'indice cheville‑bras (ICB) sont souvent les premiers pas. L'échographie Doppler, l'angio‑CT ou l'angio‑IRM et, si besoin, l'angiographie invasive permettent d'affiner le diagnostic. La chirurgie vasculaire et la cardiologie assurent fréquemment le suivi ; la médecine interne/endocrinologie intervient pour la prise en charge du diabète et des facteurs de risque. Le médecin traitant peut orienter vers le spécialiste adapté.
Mesures de prévention et soins quotidiens
La maîtrise des facteurs de risque est essentielle : arrêt du tabac, activité physique régulière (programmes de marche), surveillance du diabète, de la tension et du taux de lipides. Protégez les pieds avec des chaussures adaptées, vérifiez‑les régulièrement et faites évaluer rapidement toute plaie qui ne guérit pas. Ces conseils sont généraux ; adaptez‑les avec un professionnel de santé.